Vendredi 10 mars 2006
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Imagerie du syndrome obstructif
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Définition : Obstacle, anatomique ou fonctionnel, à l’écoulement des urines.
Ø Dilatation des voies excrétrices :
Élargissement des fonds des calices. Lors de grosses dilatations, les fonds sont arrondis.
Cavités hypotoniques = dilatées à pression normale.
Ø Cavités distendues :
š inclus le phénomène d’hyperpression.
Dilatation ≠ Distension
Lors de distension, il y a un syndrome obstructif aigue : HYPERPRESSION.
En radiologie :
Cavités remplies et non dépressives de façon complète et permanente.
Ø empreinte et tonalité homogène.
Uretère à bords parallèles, sans péristaltisme.
Aspect figé dans le temps (d’un cliché à l’autre).
A/ Syndrome obstructif aigue :
en U.I.V. :
- retard de sécrétion (> à 3-4 minutes) š sévérité de l’obstacle.
- néphrographie : taille augmentée et retard.
- retard de remplissage et d’évacuation.
- dilatation modérée et distension des cavités en amont.
à l’échographie :
On peut faire le diagnostic.
au T.D.M. :
- néphromégalie.
- dilatation de l’appareil collecteur et de l’uretère.
- œdème de la loge rénale et périurétérale.
- calcul urétéral et œdème pariétal.
Signes associés :
- œdème du méat urétéral (signe de Vespignani).
- rupture de la voie excrétrice.
Diagnostique étiologique :
cause endoluminale extrapariétale : calcul, caillot…
cause pariétal de révélation aiguë : sténose post-op
cause extrinsèque : hématome ou abcès rétropéritonéal.
LES PIEGES A EVITER !!
Ê Fausses dilatation :
bassinet globuleux extrasinusal.
cavités larges constitutionnellement.
kystes parapyélique.
Ê Les dilations sans obstruction :
séquelles d’obstruction chronique : cavités hypotoniques.
séquelles de reflux vésico-urétéral.
dilatation physiologique : dissension vésicale (miction retenue), utérus
gravide (bébé, fœtus).
Ê Les obstructions sans dilatation :
dilatation masquée : cavités échogènes (caillots, débris).
B/ Syndrome obstructif chronique :
retard de sécrétion modéré.
dilatation masquée des cavités.
retentissement en amont (atrophie).
Diagnostique étiologique :
4 étapes :
déterminer l’ancienneté de l’obstruction : aiguë, chronique récente, chronique ancienne…
préciser le niveau de l’obstacle : pyélique, jonctionnelle, urétéral, sous vésical.
rechercher l’origine anatomique de la cause : intrinsèque endoluminal ou pariétal, extrinsèque extra-urinaire.
déterminer la nature de la cause.