Radiothérapie

Dimanche 26 février 2006 7 26 /02 /2006 11:42

Curiethérapie vaginale et uterovaginale

  

 Retrouvez l'article sur le nouveau site de l'association.
Un site plus riche en cours, annales...
www.bder.org

I- Principe :

            Il s’agit d’une plésiocuriethérapie, c'est-à-dire que le système de contention des fils d’ 92IR se trouve au contact du lit tumoral.

 

Rappel : la curiethérapie interstitielle signifie que le dispositif est à l’intérieur des tissus à irradier.

 

De plus, c’est une curiethérapie endocavitaire, c'est-à-dire à l’intérieure d’une cavité virtuelle naturelle.

 

 

 

Deux cas se présentes :

                                   j la patiente a été opérée : hystérectomie. On lui a enlevé l’utérus. Il ne                                 reste qu’une cicatrice, c’est une curiethérapie du fond vaginal. Le                                        principe est de placer une ligne radioactive à ce niveau.

                                   k la patiente n’a pas été opérée : l’utérus et le col sont en place, on                            réalisera une curiethérapie urétéro-vaginale. Le principe est de placer                                  une ligne radioactive au niveau du col.

 

 

 

 

 

 

II- Les différents types d’applicateurs :

 

                        A- Moulage de Chassagne et Pierquin :

                                   ü Fabrication : prise d’empreinte, elle sera réalisée au bloc de curiethérapie. La patiente sera installée en position  gynécologique.L’empreinte sera réalisée par le curithérapeute et le thechnicien.

 

                                   ü Matériels nécessaires :

                                               ò pour l’examen :

                                                           - un spéculum.

                                                           - une pince languette.

                                                           - des compresses stériles.

                                                           - une cupule de bétadine.

                                               ò pour l’empreinte :

                                                           - poudre de Zelgan.

                                                           - seringue type patissier.

 

 

 

Le thérapeute commencera par un examen gynécologique (désinfection locale, mise en place du spéculum). Puis il placera des compresses en croix sur la paroi de la cavité. Le technicien préparera la poudre et le médecin l’injecte très rapidement jusqu’à elle sorte de la cavité. Ils attendent 5 minutes. Retrait de l’empreinte et celle-ci sera placer dans un linge humide pour qu’elle ne sèche pas.

La patiente est libérée.

 

 

                                   ü Réalisation du négatif :

                                               On réalise le négatif en 2 temps. On réalise la moitié inférieure                                     dans un premier temps puis l’autre moitié dans un second temps.                                         On s’assurera de vernir les contours de la première moitié pour                                           ne pas solidariser les 2 moitiés.

 

 

 

                                   ü Réalisation de la coque en palavit :

                                               On resolidarise les 2 plâtres (les négatifs) à l’aide d’un ruban                                       adhésif. On fait couler le palavit à l’intérieur du négatif. (on aura                                              préalablement vernis l’intérieur du négatif).

                                               Tourner le moule pour ne tapisser que les parois.

 

                                   ü Mise en place des sondes :

                                               Ces sondes permettront de recevoir les fils radioactifs.

                                                           - Percer la coque aux endroits souhaités.

                                                           - Maintenir les gros tubes en plastiques à l’aide de                                                                  palavit.

 

                                   ü Finitions :

                                               Poncer la surface du moule afin de ne pas blesser la patiente.                                               Faire des trous d’adhérences afin que le moule reste bien                                                     positionné. Mettre une sonde de lavage. Contrôler en scopie
                                                    afin de s’assurer de la bonne réalisation du moule.

 

 

 

                        B- Moulage de Baillet :

                                   C’est le prêt-à-porter de la curiethérapie vaginale.

 

 

 

DOSES :

 

                        STADE I : CurieT exclusive 60 Gy

                        AUTRE : Radiothérapie externe 45 Gy + CurieT 20 Gy

 

L’apparition du haut débit de dose a permis de délivrer 2 x 5 Gy = 20 Gy de dose totale.

Par B.D.E.R. - Publié dans : Radiothérapie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 26 février 2006 7 26 /02 /2006 11:45

 

 Retrouvez l'article sur le nouveau site de l'association.
Un site plus riche en cours, annales...
www.bder.org

Organe

Dose - Gy

Principales lésions

ORGANES TRES RADIO-SENSIBLES : lésions sévères entre 10 et 30 Gy

Ovaire

5 - 15

Stérilité et castration temporaire (5 Gy) ou définitive, plus sensible chez la femme après 40 ans qu’avant 30 ans.

Testicule

5 - 20

Stérilité temporaire (5 Gy) ou définitive (20 Gy), aucun effet hormonal.

Cristallin

5 - 10

Cataracte (de siège postérieur), survenue tardive : 3 à 6 ans.

Sein pubertaire

10 - 18

Stérilisation du bourgeon mammaire : atrophie du sein à la puberté.

Cartilage de conjugaison

10 - 30

Stérilisation temporaire (10 Gy) ou définitive (30 Gy) ; entraîne un retard ou un arrêt de croissance.

Rein

15 - 25

Néphrite radique sévère à partir de 18 Gy sur les deux reins, de 24 Gy sur un rein (un hémi rein peut recevoir 40 Gy).

Foie

25 - 35

Hépatite radique sévère au-delà de 25 Gy sur tout le foie (sur une petite surface dose tolérable : 45 - 50 Gy mais le parenchyme irradié n’est plus fonctionnel).

Moelle hématopoïétique

25 - 40

- Le volume de moelle irradié est essentiel : crâne : 12%, rachis : 30%, bassin + fémur : 40% , côte + sternum : 15%.
- Irradiation corporelle totale : 8 - 10 Gy ; hémicorps : 12 - 15 Gy.
- 20 à 30 Gy sur un large volume de moelle entraînent une leucothrombopénie.
- Après 45 Gy le territoire médullaire est stérilisé.

Poumon

40 - 50

Rôle essentiel du volume irradié : 2 poumons = 12 - 14 Gy ; 1 poumon = 20 Gy ; champ focalisé = 40 - 45 Gy. Sur un très petit champ une dose de 60 Gy ne perturbe que peu la fonction respiratoire.

Ganglion - rate

40 - 50

Atrophie ; les lymphocytes sont très radiosensibles (10 - 20 Gy).

Cœur

40 - 55

Péricardite constrictive si un large volume est irradié.

Intestin grêle

40 - 50

Rôle du volume important ; risque majoré par une laparotomie préalable.

Estomac

45 - 50

Ulcération gastrique sévère ; traitement difficile (chirurgie).

Moelle nerveuse

40 - 50

Selon le volume irradié ; complication dramatique : la myélite radique hantise du radiothérapeute.

Cheveux

30 - 55

Sensibilité du follicule pileux : alopécie temporaire (30Gy) ou définitive (50Gy).

Côlon

45 - 55

Sténose ou parfois perforation.

Rectum

50 - 65

Rôle de la surface irradiée ; sur une face, dose maximale : 65 Gy.

Cerveau

45 - 65

Rôle essentiel du volume ; crâne total : 40 Gy, petit champ : 60 Gy.

Glande salivaire

45 - 60

Asialie temporaire (45 GY) ou définitive (55 Gy).

ORGANES RADIO-SENSIBLES : lésions sévères entre 40 et 60 Gy

Vessie

55 - 65

Selon la surface irradiée ; complications rares avant 60 Gy

Thyroïde

50 - 65

Insuffisance thyroïdienne essentiellement biologique

Oreille moyenne

55 - 65

Hypoacousie

Œsophage

45 - 70

Œsophagite précoce à 40 Gy ; tolérance éloignée bonne

Muqueuse O.R.L.

40 - 70

Mucite précoce à 30-35 Gy ; tolérance éloignée bonne

Capillaires sanguins

50 - 65

Endartérite oblitérante ; substratum de la plupart des lésions tardives (avec la fibrose)

Peau

50 - 75

- C’est l’obstacle permanent de toute irradiation externe.
- Rôle essentiel de la surface et du type de rayonnement.
- Grand champ = 50 Gy ; petit champ = 70 - 75 Gy.

ORGANES PEU SENSIBLES : lésions sévères au dessus de 60 Gy

Utérus-vagin

60 - 70

Sténose vaginale nécessitant des douches et dilatations locales

Os

60 - 75

Fracture possible sur os fragilisé à partir de 45 - 60 Gy.

Cartilage articulaire

65 - 75

Ne pas confondre avec les cartilages de soutien (oreille, larynx).Le larynx tolère 60 Gy

Muscle

60 - 70

Sclérose et rétraction musculaire.

Grosses artères

65 - 75

Sténose responsable d’accidents ischémiques.

Tissu conjonctif

60 - 70

La fibrose radique reste mystérieuse ; elle commence à partir du 3ème mois. Elle reste minime jusqu'à 60 Gy ; c’est un des principaux facteurs limitant de la radiothérapie.

 

 

 

Par B.D.E.R. - Publié dans : Radiothérapie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Nous contacter

Envie de nous passer un petit coucou ??

Un cours à nous proposer ?
Un exercice...

 

 

 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus