Imagerie du Crâne
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La radiologie standard (Hirtz, profil, face haute, et Worms) permet habituellement une étude radioanatomique satisfaisante. Elle visualise les principaux repères suivant des lignes qui doivent être connues. Elle doit rester la première étape de l'exploration radiologique de la voûte et de la base du crâne. Les critères de réussite sont des repères anatomiques simples. Il faut s'assurer de leur respect avant de commencer la lecture du cliché.
L'incidence de profil réalise une vue d'ensemble du squelette et de la tête. Les trous des orbites et les grandes ailes du sphénoïde doivent être superposées. On doit pouvoir sur ce cliché analyser la charnière cervico-occipitale.
L'incidence de face haute réalise une vue de face du crâne et du massif facial. Les bords supérieurs des rochers doivent se situer dans le tiers inférieur des orbites.
L'incidence de Worms réalise une vue de face de l'encéphale et de l'écaille occipitale. Il doit exister une équidistance entre le labyrinthe et la table interne de la voûte latérale. Le bord postérieur du trou occipital doit être visible.
L'incidence de Hirtz réalise une vue axiale de la base du crâne. La mandibule doit être symétriquement disposée par rapport au massif facial. La symphyse mandibulaire se superpose aux sinus frontaux.
C'est une méthode essentielle d'étude de la boîte crânienne, quelle que soit la pathologie. Au niveau de la voûte, les coupes sont réalisées dans le plan axial, orbito-méatal, d'épaisseur variable (1 à 10 mm). On utilisera un algorithme de haute définition avec une fenêtre appropriée (4 000 UH).
La base du crâne est explorée dans les plans axial et coronal. Les coupes axiales sont réalisées dans un plan transversal (// au jugum sphénoïdal) ou dans le plan orbito-méatal, après acquisition d'un topogramme. Les coupes coronales sont effectuées dans un plan perpendiculaire au plan orbito-méatal après acquisition d'un nouveau mode radio. Ces coupes nécessitent une certaine coopération du patient. Si elles ne sont pas réalisables ou si des amalgames dentaires réalisent des artéfacts trop important, on pourra reconstruire à l'aide de l'ordinateur des coupes coronales à partir de la première acquisition axiale, sachant que les coupes directes étant toujours de meilleur qualité.
On utilise pour l'exploration de la boite crânienne une antenne tête standard. Une étude multiplanaire est possible (coupes sagittales, coronales, axiales). Les séquences employées sont le plus souvent des séquences en spin écho pondérées selon T1 complétées si nécessaire par des séquences en spin écho pondérées selon T2 et T1 après injection de Gadolinium.
Si la radiologie standard doit rester la première étape de l'exploration radiologique de la base du crâne, l'imagerie en coupe tomodensitométrique et par résonance magnétique en améliorant la résolution spatiale et densitométrique du système, permet non seulement l'étude des structures osseuses de la base mais également des formation neuro-vasculaires et endocrines qui sont y sont logées. Le TDM est souvent supérieure à l' IRM pour l'analyse des corticales. L' IRM est cependant supérieure dans l'étude des parties molles et de l'étage postérieur. L'exploration de la voûte crânienne est effectuée au mieux dans un plan axial. Pour l'étage antérieur de la base du crâne, le plan frontal est celui qui apporte le plus de renseignements. En effet, les principales structures sont horizontales et doivent par conséquent être coupées perpendiculairement.
Pour l'étude TDM de l'étage moyen, l'épaisseur osseuse est plus importante ce qui justifie la réalisation de coupes transversales. Les coupes frontales ont surtout un intérêt pour visualiser les espaces de communication. Une asymétrie de taille d'un trou de la base peut se voir sans avoir de connotation pathologique. Le canal ptérygoïdien est le trou rond ont une direction sagittale et sont particulièrement bien visibles en coupes frontales. En arrière du trou rond, la gouttière du nerf maxillaire apparaît concave vers le haut sur une distance antéro-postérieure d'environ 5mm. Les coupes sagittales constituent le meilleur plan d'examen de la fosse ptérygo-palatine. En IRM, la bonne visualisation des structures osseuses de l'étage moyen, en particulier du corps du sphénoïde et des racines ptérygoïdiennes, est fonction du degré de pneumatisation du sinus sphénoïdal. Ainsi, plus le sinus sphénoïdal est grand, moins il y a d'os spongieux et donc moins on aura de signal osseux.
L'exploration de l'étage postérieur de la base du crâne est meilleure en IRM, l'importance de la densité osseuse étant à ce niveau responsable d'artéfacts de durcissement en TDM. Les plans axial et frontal sont les plus intéressants à cet étage pour étudier les différents trous et canaux. Notons que les variations de taille et de forme des trous déchirés postérieurs sont très fréquentes d'un individu à l'autre et d'un côté par rapport à l'autre.